Photovoltaïque et biodiversité : comment se déroule un suivi écologique en exploitation ?

Une fois une centrale photovoltaïque mise en service, comment évolue la biodiversité sur le site ? C’est tout l’enjeu du suivi écologique en exploitation : observer les milieux naturels, mesurer leur évolution et évaluer l’efficacité des mesures environnementales mises en place.

Depuis plusieurs années, le Cabinet ECTARE accompagne les acteurs du photovoltaïque dans cette démarche, avec plus de 25 parcs solaires au sol et flottants suivis dans 11 départements, principalement dans le Grand Sud-Ouest.

 

Le suivi écologique : observer la biodiversité sur le long terme

Le suivi écologique repose sur une démarche scientifique et comparative, permettant d’observer l’évolution de la biodiversité avant et après l’aménagement d’une centrale photovoltaïque.

Pour cela, les écologues réalisent des inventaires à différentes périodes de l’année, en tenant compte des cycles biologiques des espèces : nidification des oiseaux, reproduction des amphibiens au printemps ou encore émergence des papillons en été.

Les observations s’appuient sur des points d’inventaire géolocalisés, répartis sous les panneaux, entre les rangées, le long des pistes, autour des mares ou dans les espaces naturels conservés. Des relevés floristiques et des inventaires faunistiques permettent ainsi de mesurer l’évolution des habitats, la recolonisation par la flore et la fréquentation du site par la faune.

Avec des données collectées entre 2014 et 2026, le Cabinet ECTARE dispose d’un recul précieux pour analyser ces évolutions, depuis l’état initial jusqu’à plusieurs années après la mise en service des installations.

Quels enseignements sur la biodiversité des parcs photovoltaïques ?

Les suivis réalisés sur le terrain mettent en évidence plusieurs dynamiques écologiques intéressantes :

  • Une recolonisation floristique : évolution rapide des sols remaniés vers des prairies permanentes stabilisées.
  • De nouveaux espaces utilisés par la faune : les structures solaires et les clôtures offrent des perchoirs de guet et des postes de chant pour l’avifaune, tandis que les dépressions temporaires en eau au niveau des pistes ou inter-rangs profitent aux amphibiens pionniers
  • Des zones de quiétude pour les espèces : la limitation des accès et les pratiques d’entretien adaptées, comme l’écopâturage ovin ou la fauche tardive, peuvent contribuer à préserver des habitats favorables à la biodiversité.

Un suivi pour mieux concilier énergie solaire et biodiversité

Au-delà des observations, le suivi écologique permet de vérifier l’efficacité des mesures environnementales mises en place et de recommander, si nécessaire, des ajustements dans la gestion du site : périodes de fauche, pression de pâturage ou entretien des mares.

En s’appuyant sur son expertise de terrain et ses données collectées sur plusieurs années, le Cabinet ECTARE accompagne les exploitants dans une meilleure prise en compte de la biodiversité, pour contribuer à concilier production d’énergie renouvelable et préservation des milieux naturels.